L’équipe

L’Ouscipo a été fondé en 2014 par Liora Israël et Corentin Durand, qui en ont assuré la coordination pendant quatre ans.

Aujourd’hui, le dispositif est animé par Liora Israël, directrice d’études à l’EHESS, et Louise Tassin, doctorante et attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’EHESS.

Elles sont accompagnées par un conseil scientifique composé, en plus des animatrices de l’Ouscipo, de Michel Agier, Marc Bessin, Jean Boutier, Daniel Cefaï, Corentin Durand, Jean-Bernard Ouedraogo, Sylvain LaurensMarie-Vic Ozouf-Marignier, Quentin Ravelli et Isabelle Ville.


Liora Israël

Directrice d’études à l’EHESS

Responsable de l’Ouscipo

Responsable du master et de la formation doctorale Sociologie de l’EHESS

Centre Maurice Halbwachs

Ancienne directrice adjointe du CMH (2010-2014) et secrétaire du bureau de la Présidence de l’EHESS (2015-2017), Liora Israël est directrice d’études en sociologie à l’EHESS. Lauréate d’une bourse Fulbright, elle a été visiting scholar au Center for the Study of Law and Society de l’Université de Berkeley (Californie) du 24 Janvier au 31 Juillet 2018.

Responsable du master et de la formation doctorale de sociologie à l’EHESS, elle anime plusieurs séminaires de recherche annuels ouverts à tous, étudiants, chercheurs et auditeurs libres. Au second semestre de l’année 2019-2020, elle coordonne notamment le séminaire « Cours suprêmes« , et le séminaire du programme de recherche interdisciplinaire (PRI) « Terrains du droit« . En collaboration avec Louise Tassin, Quentin Ravelli et Gwénaëlle Mainsant, elle encadre également l’enquête collective de l’Ouscipo en partenariat avec l’association Aurore.

Sociologue du droit et de la justice, Liora Israël a travaillé sur la résistance dans les milieux judiciaires, sur les relations entre droit et politique ou encore sur la formation juridique des élites.

Après une thèse consacrée à la résistance dans les milieux judiciaires sous Vichy publiée en 2005 sous le titre Robes noires, années sombres aux Éditions Fayard, elle s’intéresse aujourd’hui aux mobilisations politiques du droit dans les années 1970. Elle a notamment travaillé sur la place du droit dans la formation des élites (dans le cadre du projet Elidroit. La formation au droit des élites du privé et du public depuis 1958. Quels savoirs juridiques pour quels modes de gouvernement? , Programme ANR « Gouverner, administrer », 2009-2012) et a participé à la coordination d’un réseau international de recherche soutenu par la Law and Society Association (IRC 08 « Legal Education »). Elle coordonne actuellement au sein du CMH un programme de recherche intitulé « Droit, mobilisations, discriminations« , financé par le programme Émergence(s) de la ville de Paris.

Auteur de deux livres (dont L’arme du droit, aux Presses de Sciences Po, traduit en italien et en espagnol) et co-coordinatrice de trois ouvrages collectifs, elle a dirigé ou co-dirigé plusieurs numéros de revue, notamment sur « La cause du droit » (Politix, 2003), « Professions et engagement public » (Sociétés contemporaines, 2009), « Quelles méthodes pour la sociologie du droit et de la justice » (Droit et Société, 2009), « Défendre l’ennemi public » (Le mouvement social, 2012, avec Maria Malatesta). Elle a également publié un ouvrage collectif (coordonné avec Guillaume Mouralis) sur le rôle du droit dans les sorties de guerre paru chez Asser Press/ Springer, Dealing with Wars and Dictatorships: Legal Concepts and Categories in Action.

Elle a reçu en 2008 le prix international Adam Podgórecki décerné par le Research Committee on Sociology of Law de l’Association Internationale de Sociologie. Elle est membre depuis 2009 du Comité de rédaction de la Revue Canadienne Droit et Société / Canadian Journal of Law and Society (chargée des recensions en français), depuis 2011 du comité éditorial de la revue Droit et Société, depuis 2015 du comité éditorial de la Law and Society Review.

Elle est membre du bureau du Réseau Thématique « Sociologie du droit et de la justice » de l’Association Française de Sociologie, et de la Law and Society Association. Elle  a été élue au Board of Trustees de l’association pour la période 2014-2016.


Louise Tassin

Attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’EHESS 

Coordinatrice de l’Ouscipo avec Liora Israël (2018-2019)

Doctorante en sociologie à l’Urmis (UNS)

Louise Tassin est attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’Ehess. Elle co-anime l’Ouvroir des sciences sociales potentielles de l’Ehess avec Liora Israël. En collaboration avec Quentin Ravelli et Gwénaëlle Mainsant, elles encadrent ensemble l’enquête collective de l’Ouscipo. Après une enquête menée en partenariat avec le Défenseur des droits, le séminaire de 2019-2020 est organisé en collaboration avec Aurore sur le projet d’hébergement innovant des Cinq Toits.

Louise Tassin est par ailleurs doctorante en sociologie à l’Urmis (UNS) et fellow de l’Institut Convergences Migrations. Elle est membre du projet ANR Babels, coordonné par Michel Agier, et du réseau Migreurop. Elle a été enseignante monitrice à l’université Paris 7 Denis Diderot.

Sa thèse porte sur les acteurs publics et privés de l’enfermement des étrangers dans l’Union européenne à travers trois études de cas à Paris (France), Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce). À la croisée de la sociologie de l’immigration, de la sociologie du travail et de la sociologie de l’action publique, son travail vise à contribuer à un champ de recherches encore peu développé : la délégation du contrôle migratoire à des acteurs non étatiques – entreprises, associations et, dans une moindre mesure, riverains. Il repose sur des observations dans les centres de rétention et à leurs abords, des entretiens auprès des professionnels et des personnes enfermées ainsi que l’analyse d’archives, d’articles de presse et de documents issus de la littérature grise.

Louise Tassin a notamment publié « Les frontières de la rétention. Genre et ethnicité dans le contrôle des étrangers en instance d’expulsion », 2016, Critique internationale, n°72, p. 35-52 [lien] ;  avec L. Pillant, « Lesbos, l’île aux grillages. Migrations et enfermement à la frontière gréco-turque », Cultures & Conflits, 99-100 | automne/hiver 2015, [lien] ;  « Accueillir les indésirables. Les habitants de Lampedusa à l’épreuve de l’enfermement des étrangers », Genèses, 2014, n°96, p. 110-131 [lien].